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Reflexions Sematiques ou les dix principes de la Célébration de Soi

Introduction : autonomie versus représentativité

Il est d’une nécessité vitale que les Noirs se rencontrent et s’expriment par eux-mêmes et pour eux-mêmes. Profitons donc de cette opportunité pendant qu’il en est encore temps.

Profitons donc de cette opportunité avant qu’il n’y ait plus qu’une seule voix autorisée pour tous les Noirs de France. Cette voix reconnue officiellement sera celle des Nègres « iconoclastes ».

Et si vous ne savez pas ce qu’est un Noir « iconoclaste », vous n’allez pas tarder à faire leur connaissance. Ils vont très rapidement remplir tout le spectre médiatique qu’il leur sera permis d’occuper.

Car ils vont devoir incarner la « représentativité » (comme dans « représentation », un rôle symbolique à jouer) des Noirs et non leur présence (comme pouvoir autonome qui s’assume et qui est sujet de sa propre vie, maîtrisant sa propre histoire).

Et comme, paraît-il, les Noirs se vendent entre eux, la fortune va certainement sourire à quelques audacieux, capables d’aller au delà du Noir et du blanc, « aveugles aux couleurs » et qui sont fiers de leur handicap. Profitons donc de cette opportunité avant que nos bouches ne soient de nouveau closes, certains nous trouvant particulièrement « agités » ou « haineux ».

Car nous filons un mauvais coton, cassons du sucre sur le dos de Père Occident qu’il faut pourtant tuer pour grandir, et nous avons trop la banane... même les femmes ! Le péril que nous représentons doit être circonscrit. Quelques supplices d’antan vont peut-être aider la république menacée - et non plus métissée - à nous faire rentrer dan les rangs. Reste à déterminer dans quel rang nous voulons rentrer.

1/ Le cadre de référence

Les réflexions que j’aimerais partager avec vous s’inscrivent dans le cadre de l’Afrocentricité. Pas de cadre de référence, pas de réflexion positive. Quels sont ses objectifs ?
-  L’unité africaine.
-  La lutte contre l’aliénation culturelle.
-  Le retour de l’Androgynie Sacrée.
-  La revitalisation des humanités classiques kémito-nubiennes.
-  La reconnaissance de l’origine Nègre de l’Humanité et de la Civilisation Pharaonique.
-  La lutte contre l’eurocentrisme universel et dogmatique.
-  Le rayonnement de l’Afrique sur le plan international.
-  Le respect des valeurs fondamentales de l’Humanité.

Me situant en mon propre centre, je ne peux être perturbé par des notions comme « l’afrocentrisme ou les afrocentrismes », le « nouvel antisémitisme », le « kémitisme », le « mélanisme » ou le « mélanocentrisme » (car être Noir, c’est une Valeur, ce n’est pas souffrir d’un mélanome, forme de cancer que certains croient diagnostiquer chez nous). Ce ne sont pas mes concepts, ils ne désignent pas ma réalité. Et je les réfute. La localisation, l’endroit d’où nous parlons, le cadre de référence que nous investissons, dit clairement notre choix de vie, de pensée et d’action, détermine nos objectifs, la mission et les moyens à mobiliser.

Nous inscrire dans un Paradigme Afrocentrique, c’est-à-dire réfléchir en fonction de nos propres intérêts et selon notre perception de l’univers, c’est nous inviter mutuellement à un échange, à une mise en commun et non à une confrontation.

Parce que nous savons comment se terminent les confrontations dans le monde noir aliéné : en guerres ethniques, tribales, de chapelles, d’écoles, entre quartiers... en génocides qui nous effacent du futur.

Il s’agit pour nous de conquérir la pensée commune. L’union des deux terres pour retrouver la puissance absolue.

2/ Sommes-nous pour autant « communautaristes » ?

Dernièrement, j’ai entendu un membre de notre famille dire que pour le moment nous en étions à Martin Luther King (c’est-à-dire dans une période de non-violence chrétienne), et que si celui-ci échouait, il y aurait des Farrakhan en France, c’est-à-dire la violence. Comme si Farrakhan était dangereux pour son propre Peuple.

Je crois que notre frère, même aveugle aux couleurs, arrive à voir double et même à se tromper sur ce qu’il voit. Louis Farrakhan est déjà là. Martin Luther King est mort, tué par des gens qui aujourd’hui louent son amour fraternel, en bons hypocrites qu’ils sont. Louis Farrakhan est vivant. Et beaucoup de Noirs marchent avec et pour lui : deux millions, aux dernières nouvelles.

Je ne crois pas qu’il y ait des saints et des rebelles, des sages ou des extrémistes, parmi nous. Je crois qu’il y a plutôt un choix : esclaves ou soldats ?

Le principe est l’unité, SEMA. Pas la dispersion, la division et la schizophrénie.

Avant d’arriver au monde idéal que méditait Martin Luther King, il faut d’abord prendre conscience d’une réalité bien précise : « Ce sont les responsables politiques de la société des blancs qui sont la cause des ténèbres ; ils ont créé la discrimination [...] Il est incontestable, et nous le déplorons, que les Noirs ont commis des crimes, mais ce sont des crimes qui découlent d’autres crimes. Ils prennent naissance dans les crimes plus graves de la société des blancs [...] Développer une conscience et une appartenance noires n’entraînent pas que nous méprisions la race blanche prise dans son ensemble. Ce n’est pas contre la race que nous luttons, mais contre la politique et l’idéologie que les leaders de cette race ont formulées pour perpétuer l’oppression » .

Et c’est cette pensée de King que nous devrions révérer plutôt que le rêve que l’on veut nous faire rentrer de force dans l’esprit et l’imaginaire.

Références bibliographiques:

Aucune.

admin

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